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Par Marjorie Gobbini, diététicienne bio BiloBia

Découvrez l’alimentation crue et vivante : on vous en dit plus sur cette cuisine. Marjorie, votre diététicienne, l’a testée pour vous. Et vous, tenté ?

Une cuisine crue et vivante, gourmande et saine

La cuisine est aujourd’hui en vogue, elle plait. Elle fait parler, s’inviter, partager… Elle n’a jamais été aussi présente sur nos écrans et magazines ; elle n’a jamais été aussi diversifiée par ses multiples diététiques qui s’offrent à nous ! Les années 60 ont vu l’avènement de la Macrobiotique en France, suivi de près par le Végétarisme, le Véganisme et la mode est aujourd’hui semble-t-il au Paléo.
Mais depuis quelques temps, une nouvelle vague culinaire arrivant des Etats-Unis, fait son apparition sur les blogs de cuisine et les vitrines de nos librairies, c’est l’alimentation crue et vivante ou Raw-Food.

Alors qui l’eut cru qu’un jour, notre culture française bien ancrée dans les rôtis, les grillades et autres modes de cuisson, accueille aujourd’hui, avec un certain enthousiasme, cette nouvelle façon de cuisiner ! Il suffit pour s’en convaincre de voir les nombreuses vidéos sur le net à ce sujet.

Que signifie manger cru ? Qu’est-ce que l’alimentation crue et vivante ?

Une cuisine crue et vivante, c’est tout bonnement ne pas faire cuire les aliments à plus de 42 °C (limite établie entre cuit et cru, permettant de préserver vitamines, minéraux et enzymes si précieux à notre santé), en utilisant des végétaux à haute vitalité et qualité tels que les fruits (frais et séchés naturellement),  légumes, oléagineux,  algues, graines germées, pousses, plantes et fleurs sauvages. Sont donc proscrits tous les produits carnés (viande, poisson, œufs, fromage) et on obtient là,  non pas une nouvelle cuisine, mais de la CRUsine.

J’ai testé pour vous !

Durant 3 mois, j’ai mangé quasiment tout cru, matin midi et soir ! J’ai été rapidement très agréablement surprise des effets de cette diététique sur moi ! En étant spécialisée sur une cuisine naturelle & bio, avec pour spécificités le sans gluten, sans lactose et végétarien, je vous avoue que j’ai essayé une multitude de façon de manger ! Et moi qui suis plutôt partisane de super qualité sur un repas léger plutôt que de quantité sur un repas composé d’aliments mauvais, mes premières peurs étaient de ne pas me sentir rassasiée avec des aliments crus ! Je vous confie donc ici les étapes et les questionnements éludés par lesquels je suis passée :

Phase 1 : la découverte !

Au début, cela n’a pas forcément était facile, même si je connaissais à peu près tous les ingrédients qu’utilise la CRUsine et que j’avais une certaine habitude à les manier. Il faut se familiariser avec leurs nouveaux modes d’utilisation. Par exemple, j’utilisais des noix de cajou sur des salades, plats et desserts, même mixées pour des sauces indiennes mais là, après trempage, on les mixe avec un peu d’eau, de citron et on laisse au frigo dans une boîte afin d’obtenir un succulent faux-mage !! Tout simplement un fromage mais sans laitage animal.

Phase 2 : Des essais plus que satisfaisants… pour ma gourmandise !

Au début, mes assiettes du midi et du soir, se ressemblaient presque toutes (le matin, comme depuis quelques années maintenant, je mangeais des fruits accompagnés d’une tisane. Hé oui je ne suis pas puriste ! Car le vrai crudiste ou crudivoriste n’ingère aucun aliment, aucune boisson dont le degré dépasse 42 !). Puis cela a évolué, j’ai commencé par échanger mon assiette par un grand saladier que je remplissais ainsi : salades vertes diverses, 2,3 légumes râpés et/ou taillés de forme différentes afin de varier les plaisirs. Ensuite des fruits taillés en cubes, puis des graines germées ou pousses, j’ajoutais des condiments/aliments à fort goût du type olives vertes, noires, câpres, cornichons, tomates séchées, etc puis une sauce pour couronner le tout à base de purée d’oléagineux et d’un peu d’huile d’olive, de tournesol…

Au fil des jours, j’ajoutais des crèmes faites à base de légumes et/ou oléagineux, très simples ; des rouleaux de printemps pleins de légumes croquants et crèmes ; des makis aux légumes, sans riz…

Et je me suis mise dans les derniers temps à faire des recettes crues et vivantes en desserts. Et alors là, attention, j’ai trouvé de quoi combler ma gourmandise ! Car on ne le sait pas mais je vous le dis, l’alimentation crue fait la part belle aux desserts et on peut en confectionner à vous couper le souffle tellement ils sont délicieux, jouant avec les différentes couleurs et textures !

23062016 - bounty crus - Marjorie

Ma première recette crue et vivante de dessert : les bounty crus ! Un délice.

Merci à Camille & Thomas de LA FRANCE CRUE 🙂

http://www.lafrancecrue.fr/2015/11/des-bounty-maison-cru-vegan-sans-gluten.html

Phase 3 : la sante

Une chose est sûre : niveau santé, j’ai été en pleine forme durant ces 3 mois avec une énergie physique débordante et aucun moment de faiblesse, de maux quelconques, de baisse de régime… Ce qui m’a surtout marquée, c’est qu’en me levant le matin, j’étais toujours d’humeur égale, pas un jour meilleur qu’un autre, tous étaient meilleurs pour le coup ! J’étais habité par une sensation d’être « intouchable », de « péter la forme », aucun sentiment négatif que ce soit ! Ce qui, je vous avoue, est fort agréable.

Conclusion  !

Ce qui est intéressant dans la cuisine crue et vivante, c’est qu’on mange à sa faim, tout en goûtant des mets délicieux, nouveaux, goûteux et surtout gourmands ! Aucun problème de carences, les aliments étant vivants car n’ayant pas subi de cuisson, ils sont gorgés de tout ce dont notre corps a besoin. Ce qui d’ailleurs remet en question pas mal d’avis ancrés, eux aussi, concernant les protéines par exemple…

Et vous, tentez par l’expérience ?

Pour terminer, je vous invite à tester de votre côté. Prenez le temps, pas de pression, petit à petit, croyez-moi vous serez surpris(e)s du résultat. L’idée n’est pas forcément d’opter pour une alimentation crue et vivante pour la vie (sauf si ça devient une révélation pour vous !), mais de tester afin de simplement ressentir les effets que cela produit sur notre corps  et notre mental. Pour les personnes qui ont du mal à digérer les crudités, sachez que ce n’est pas une fin en soi, et qu’il s’agit simplement d’un signal de votre corps qui vient vous dire la fragilité de vos intestins, qui sont quelque peu abîmés par le type d’alimentation que vous avez. Il suffit donc d’intégrer petit à petit des crudités à votre repas pour finir par des repas entièrement crus. Mais attention, si votre alimentation est à base de viandes, laitages, gluten, il est préférable avant de commencer dans l’alimentation crue, de diminuer ce type de nourriture une semaine avant et de les arrêter au fil des jours. Ne faites rien dans l’extrême et la brutalité. Prenez simplement du plaisir, ressentez les saveurs, votre corps vous en remerciera. Et si ce type d’alimentation vous plaît, vous pouvez simplement faire des cures de quelques mois, semaines, selon vos envies et vos possibilités.

Pour finir, ne vous cantonnez surtout pas à une façon de crusiner car il existe autant de crusine que de crudiste !!! Pour preuves, rendez-vous sur le site de Camille & Thomas de La France crue (http://www.lafrancecrue.fr/). Vous y découvrirez l’expérience d’un fort sympathique couple qui a passé un an à voyager en France, de maisons en maisons crudivores !

Alors, à vos râpes… et partagez avec nous vos expériences, vos avis, vos photos…  !!

A très vite.

Marjorie, diététicienne bio BiloBia est l’auteur de cet article

Coach diététicienne. Sans gluten, sans lactose. Cuisine saine et bio. Végétarien. Marjorie Gobbini