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Par Franck Naga, votre naturopathe BiloBia Toulouse

Le sport est l’un des 3 piliers de la naturopathie avec l’alimentation et le psycho-émotionnel. Il permet de bénéficier d’un mode de vie physiquement actif.

Franck, dans l’un de ses précédents articles sur la naturopathie, bonheur intérieur, avait mis en avant cette approche d’abord et avant tout comme une hygiène de vie saine et naturelle, au quotidien, pour son propre bonheur intérieur, pour ne garder que le positif. Cet article d’aujourd’hui s’inscrit parfaitement dans cette continuité, le sport (l’un des 3 piliers de la naturopathie avec l’alimentation et le psycho-émotionnel) permettant de bénéficier d’un mode de vie physiquement actif.

C’est certain, vous en êtes déjà convaincu. Mais savez-vous qu’à partir du 1er mars 2017, des activités physiques pourront être prescrites par votre médecin aux patients atteints d’ALD (Affections Longue Durée) ? Un décret a ainsi été publié dans ce sens au Journal Officiel : “Le sport sur ordonnance” . Une sacrée avancée.

La prévention devient véritablement – et enfin – un enjeu sociétal… bon pour votre santé et votre bien-être… mais aussi bon pour l’Assurance-maladie, la prévention coûtant moins cher que le curatif. Au même titre que l’alimentation et le psycho-émotionnel, le sport est l’un des grands enjeux du maintien en bonne santé, avec des effets positifs aussi bien sur son corps que sur son esprit. L’être humain est en effet une personne globale et unique. Cette relation corps et esprit met l’accent sur les interactions entre son corps physique et ses pensées, ses émotions et son psychisme. L’étude de ces interactions est représentée par une discipline, la “psychoneuroimmunologie”. Elle explore les liens entre la conscience (psycho), le système endocrinien, le système nerveux central (neuro), et les mécanismes de défense de l’organisme contre les agents infectieux et la division cellulaire (immunologie). Afin d’optimiser l’énergie vitale et les défenses naturelles de son organisme dans cette globalité corps et esprit, la psycho-neuro-immunologie repose sur une approche interdisciplinaires, incluant des données de la psychologie, la neuroscience, l’immunologie, la physiologie, la pharmacologie, la biologie moléculaire, la médecine comportementale, les maladies infectieuses, l’endocrinologie et la rhumatologie. Le sport pris seul n’est donc rien, pris dans une globalité, en conscience, favorise la santé et le bien-être de votre organisme. “Pour être en forme, soyons optimistes”, “Pour être optimistes, soyons en forme”. Le sport favorise la pensée positive.

Dans cet article, Franck va nous présenter la naturopathie comme prise en charge du (de la) sportif(ve). Nous verrons dans un premier temps les bienfaits du sport sur notre hygiène de vie, dans une approche en conscience de sa pratique sportive. Il abordera ensuite les fondamentaux, il nous aidera dans un autre chapitre à choisir la meilleure activité selon son profil et ses besoins, et détaillera enfin quelques compléments nutritionnels venant en soutien de son activité physique.

Franck vous fait bénéficier de sa double compétence de naturopathe d’une part, de coach sportif d’autre part. Il a notamment par le passé dirigé plusieurs salles de sport.

Sport et naturopathie : pour une meilleure prise en charge

La Vie, c’est le mouvement ! Nous aborderons ce thème avec un point de vue hygiéniste dans le sens où le sujet est très vaste pour montrer son importance majeure. Cette thématique s’inscrit dans une démarche globale de santé, corps et esprit !

Bienfaits sur notre hygiène de vie, le sport en conscience

Nul besoin d’un thérapeute, le bon sens suffit pour envisager logiquement l’utilité essentielle de pratiquer une activité physique tout au long de sa vie. Et c’est lorsque l’on regarde l’éventail des raisons hygiénistes que l’on peut réaliser la puissance de cette pratique lorsqu’elle est pratiquée en conscience et pour les bonnes raisons :

  • faire bouger ses humeurs (liquides corporels)
  • harmoniser les systèmes nerveux et endocriniens qui sont les vais chefs d’orchestre du bon fonctionnement de notre corps
  • stabiliser son poids de forme ou perdre les kilos superflus (avec un comportement alimentaire adapté et un bon nettoyage régulier de nos émonctoires principaux)
  • accélérer le péristaltisme intestinal
  • oxygénation
  • entretien des fonctions cardio-vasculaires
  • gestion du stress
  • renforcement des fonctions musculo-squelettiques
  • réveiller et faire circuler l’énergie du corps
  • s’amuser et partager des émotions avec l’autre

Et c’est la plupart du temps en recherchant ces fameuses raisons que le bas blesse, car celles pour lesquelles nous pratiquons une activité ne sont pas forcément et complètement en accord avec nos besoins réels.  Nos raisons sont en effet souvent dictées inconsciemment par des normes extérieures à nous-mêmes, quelque chose qui nous pousse à pratiquer une activité, notamment par « l’industrie sportive » plus ou moins soucieuse de la santé mais pleine d’un imaginaire collectif débordant d’idéalisme, de valeurs élitistes, financières et absolues. De belles images qui nous font rêver, oui, mais au service d’aspirations financières toujours plus importantes. Chacun de nous étant différent, l’approche individuelle, au cas par cas, doit absolument mise en avant.

Cependant l’idée de bouger plus est mise en lumière et c’est tant mieux ! Certaines nouvelles technologies viennent même faciliter et sécuriser la pratique. Elle nous assiste néanmoins aussi un peu trop, rendant l’activité presque inconcevable sans la technologie associée.

Ceci dit, si l’on aborde une pratique en pleine conscience, en se posant d’abord la question du pourquoi pratiquer cette activité avant de la choisir, est-elle vraiment en corrélation avec mes besoins essentiels, on pratiquera assurément dans le bon sens !

Cette conscience est aussi très importante à souligner pendant la pratique de l’activité. Elle vous apportera beaucoup plus de bienfaits et d’efficacité si vous la mettez en place dès le début. On entend par conscience, la présence à ce que je suis en train de faire. A l’inverse de se laisser distraire par toutes les images extérieures, par notre mental trop présent et dissipateur d’énergie.

Souvent nous pratiquons une activité physique pour nous défouler, évacuer à l’extérieur le stress accumulé durant la journée. C’est réellement une bonne chose, mais qui dit évacuer dit aussi perdre seulement de l’énergie. C’est précisément là que l’Orient, dans toute sa sagesse, nous supplante depuis bien longtemps. Comme nous en Occident, leurs populations se défoulent vraiment. Mais elles pratiquent aussi des activités qui ramènent de l’énergie en interne, à l’intérieur de vous-même, comme par exemple le qi gong, le yoga ou le taiji pour ne citer que les plus connues. Ses populations de l’Orient utilisent et reprennent les préceptes de ces pratiques dans celles plus tournées vers l’externe. L’ancrage d’une part, le recentrage énergétique et mental d’autre part, viennent alors appuyer l’efficacité de la pratique. On ne subit plus alors les aléas de l’activité au sens large. On ne se limite plus à la pratique d’un seul sport, souvent potentiellement aléatoire, voir négatif, car répété, ou pire, mal appréhendé. On doit au contraire être curieux de s’essayer à d’autres activités qui nous font sortir de notre zone de confort et nous apporte des sensations ainsi que effets différents et complémentaires.

Posez-vous une seule question : pourquoi tant de succès aujourd’hui des disciplines énergétiques dans nos métropoles, là où le stress est à son apogée, où la vie va à 100 à l’heure, pourquoi tant de succès dans l’ouverture de studios de yoga par exemple ? Il faut retenir qu’il convient d’aborder la pratique sportive dans une complémentarité globale, les disciplines orientées de l’interne vers l’externe d’une part, ainsi que celles de l’externe vers l’interne d’autre part.

Les fondamentaux de la pratique sportive

Ce postulat de départ, essentiel, étant posé, voyons maintenant quelques fondamentaux concernant la pratique sportive :

Sport-naturopathie

  • évaluer sa capacité physique et / ou se faire aider par votre médecin, voire un coach sportif pour éviter les petits accidents en tout genre et les désillusions. A savoir que la santé de votre cœur et du système circulatoire est primordiale (test d’effort passé les 45 ans) et que l’état de votre système musculo-squelettique l’est aussi (ostéopathie). Ne pas hésiter à entamer une préparation physique générale et posturale (avant de se lancer dans une pratique, surtout si elle demande un haut rendement énergétique et si cela fait longtemps que l’on n’a pas pratiqué), avec un professionnel ou en se basant sur des programmes évolutifs généraux que l’on peut trouver sur internet, dans des revues ou bouquins spécialisés et reconnus.
  • se poser la question de l’aspect ludique des activités à votre disposition
  • l’aspect psycho-moteur de certaines activités est aussi fondamental car elles font appel à une coordination motrice fine entretenant la vivacité du système nerveux face à la contrainte de l’efficacité d’un ensemble de mouvements spécifiques
  • dans la plupart des cas, il convient de pratiquer peu mais quotidiennement ou au moins tous les deux jours des activités variées
  • afin de pouvoir tenir sur la longueur et respecter les capacités de son corps, la récupération est aussi un enjeu important et fait partie du protocole sportif en lui même
  • l’alimentation, élément fondamental à prendre en compte dans le sens où beaucoup d’idées reçues existent (comme par exemple l’obligation de manger plus de sucres lents lorsque l’on pratique une activité régulièrement.) On oublie ici les véritables besoins du corps pour pratiquer une activité, tels que :

– la qualité nutritive réelle des aliments (le corps a surtout besoin de nutriments de qualité pour fonctionner et non de calorie seulement, plus de qualité et moins de quantité). Fruits, légumes, légumineuses, féculents racines…bio évidemment ! Les pâtes sont bonnes si elles sont complètes, voire intégrales (encore mieux) !

– choisir des aliments à index glycémique bas à moyen

– ingérer les sucres lents 1 à 2 heures avant le sport pour avoir de l’énergie et préférer les protéines animales ou végétales après le sport pour récupérer et régénérer les tissus

– l’importance du gras dans l’alimentation et surtout le matin pour bien nourrir le système nerveux, faire de vrais réserves énergétiques et augmenter le métabolisme des graisses (huile de coco, beurre clarifié, purée d’amandes, de châtaignes, de noisettes, graisse de canard…)

  • l’importance de l’hydratation aussi et encore plus que la nourriture (mais pas en excès non plus). Les besoins sont accrus lorsque l’on fait du sport, nous sommes justement constitués principalement d’eau (eau de qualité la moins minéralisée possible, comme l’eau de source de montagne, les eau minérales montroucous ou volvic, encore mieux l’eau distillée en alternance avec les eaux citées précédemment)
  • un équipement adapté et de qualité pour se sentir bien dans sa pratique
  • axer votre attention sur la façon dont vous respirer pour éviter de pratiquer en hypoxie
  • méditer permet aussi de relâcher le corps de façon très efficace et durable (une véritable douche interne!)

La meilleure activité physique pour soi selon son profil et ses besoins

Une fois les besoins posés, reste à expérimenter plusieurs activités pour choisir en conscience les pratiques qui vous correspondent en fonction des sensations éprouvées, de son profil et de ses besoins :

– activités à dominante énergétiques, pour ceux qui veulent se défouler (sports collectifs, cross fit, step, zumba, athlétisme, sports de raquettes, sports de combat…). Mais attention, car traumatisants donc penser à faire une préparation physique spécifique avant de commencer, à faire des séances d’ostéopathie et de kiné régulières, à s’accorder des pauses régulières dans la pratique pour la récupération, à se complémenter régulièrement aussi…

– activités outdoor sont très bonnes de manière générale dans le sens où l’oxygénation sera maximale, surtout si l’on est enfermé toute la journée et qu’on est victime d’un stress oxydatif

Meditation yoga zen– activités énergétiques et posturales (le qi gong, le yoga, le pilates, la méthode mézières, stretching postural, le taiji…), conseillées pour tout le monde. Soyez curieux, essayez pour vous faire une idée !

– activités aquatiques bonnes pour les personnes stressés car l’eau draine la mauvaise énergie et apaise

– certaines activités comme l’escalade ou la boxe française ou anglaise de loisir sont très complètes et offrent une efficacité redoutable sur tous les plans (cardio-vasculaire, coordination, ludique, tout le corps est sollicité…)

Quelques compléments nutritionnels

Voici une synergie naturelle ayant fait ses preuves. Vous pouvez d’autant plus faire appel à cette complémentation que vous reprenez le sport après un long arrêt ou si vous pratiquez une activité sportive de façon intensive.

– Spiruline bio (pure, sans agent de charge, ni anti-agglomérant), reminéralisant général

– Magnésium marin, contre la fatigue, le stress, les crampes

– Vitamine C liposomale, anti-oxydant et régulatrice globale

– Tisane dépurative bio, nettoie le sang des toxines et autres

– Rhodiola bio,plante adaptogène pour gérer le stress physique et mental

REMARQUE : pratiquez une auto-médication responsable, faites appel à cette complémentation (comme toute complémentation en général) UNIQUEMENT après avoir consulté un professionnel (naturopathe, pharmacien, médecin). Un complément alimentaire, même naturel et bio, reste un complément et peut avoir des effets secondaires et iatrogènes, des interactions médicamenteuses, des contre-indications, un surdosage. Pour une même propriété, chaque complément se révèle d’autant plus différent que sa composition (en termes de dosage d’actifs, notamment) et sa posologie le sont aussi. Une complémentation doit être avant tout un soutien à une meilleure hygiène de vie et s’inscrit seulement dans cette continuité.

Bonne activité physique à toutes et tous !

Franck, votre naturopathe BiloBia Toulouse est l’auteur de cet article