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Une fois n’est pas coutume, nous sortons un peu des sentiers battus dans cet article. Nous ouvrons une courte parenthèse à un peu plus d’une semaine du 1er tour des présidentielles 2017.

La santé étant l’une des préoccupations majeures des français, nous pensons intéressant de vous fournir un aperçu des programmes santé des 5 principaux candidats (notamment au regard du volet prévention, axe important de la naturopathie) : santé, santé au travail, handicap, dépendance.

Plus d’infos avec un groupe de médecins ayant sollicité les candidats quant à plusieurs propositions de mesures de santé : http://securite-sanitaire.org/

Comparaison des programmes santé des candidats

Programme santé

François Fillon

  • Mieux prévenir
    Lancer un grand Plan Santé à l’école, débutant dès l’école maternelle et reposant sur l’éducation à la santé des enfants et sur la prévention des addictions (écran, tabac, alcool, cannabis et autres drogues)
    Accompagner ce plan d’une revalorisation de la médecine scolaire.
    Rembourser 1 consultation de prévention tous les 2 ans pour tous les Français. Elle sera assurée par le médecin traitant qui verra reconnaître son rôle clé dans le « maintien en bonne santé » de la population. Plus complète, elle durera plus longtemps qu’une consultation moyenne et sera rémunérée en conséquence.
  • Mieux organiser pour mieux soigner
    Revoir les formations en santé et la sélection, pour tenir compte des nouveaux besoins de santé publique, de la répartition territoriale et du développement des nouvelles technologies. Dans ce cadre, régionaliser le numerus clausus et les épreuves classantes pour coller aux besoins des territoires.
    Combattre les déserts médicaux et réduire les temps d’attente aux urgences en développant les maisons médicales et les structures d’urgences pour les premiers soins. Laisser une grande liberté d’organisation aux professionnels de santé pour créer les structures les plus adaptées.
    Garantir une offre de téléconsultation sur tout le territoire. Permettre un remboursement incitatif des actes de télémédecine par l’assurance maladie qui soit adapté à une prise en charge pluridisciplinaire.
    Assurer à chaque Français une prise en charge par la structure la plus adaptée à son besoin médical, au bon moment. Pour cela, accélérer le développement des « parcours de soins
    Mettre en place les outils d’échange d’informations,-en particulier le dossier médical partagé.
    Engager la recomposition de l’offre hospitalière dans une logique d’amélioration de la qualité des soins. En matière de santé, la proximité ne garantit pas la qualité car un niveau d’activité minimum est indispensable pour assurer l’expertise des professionnels de santé. Assurer une transparence totale sur la qualité des établissements de santé pour aider les Français à mieux s’orienter et pour donner aux gestionnaires des repères pour améliorer les performances de leurs établissements.
    Abroger l’article 83 de la loi Touraine qui impose l’obligation d’appliquer le tiers payant
    Donner l’autonomie aux hôpitaux publics pour améliorer leur efficacité et les conditions de travail des personnels hospitaliers. Dans ce but, leur garantir des facilités de gestion en matière de statut des personnels, rémunération, temps de travail et marchés publics.
    Transformer les groupements hospitaliers de territoire (GHT) en groupements de santé de territoire (GST) pour les ouvrir au maximum aux cliniques privées et aux médecins libéraux et faciliter ainsi la coopération de tous les professionnels de santé au service des patients
  • Mieux rembourser
    Demander à l’assurance maladie de rembourser la totalité du coût de lunettes de qualité pour tous les enfants de France
    D’ici à 2022, viser un « reste à charge 0 » pour les dépenses de santé les plus coûteuses pour les ménages (optique pour les adultes, prothèses dentaires, audioprothèses et dépassements d’honoraires), grâce à un nouveau partenariat entre la sécurité sociale et les organismes complémentaires. Pour les dépassements, revenir sur le plafonnement du remboursement dans les contrats des complémentaires
    Créer une « Agence de garantie de la couverture solidaire des dépenses de santé » pour veiller à l’amélioration de la prise en charge des dépenses de santé, au meilleur coût pour les assurés. Faire contrôler par l’Agence l’évolution des cotisations des complémentaires, la maîtrise de leurs frais de gestion, la clarté des contrats, ainsi que la qualité et la sécurité des prestations remboursées.
    Faciliter l’accès des seniors à 1 assurance complémentaire de qualité en améliorant l’aide à l’acquisition d’une couverture santé (ACS) pour les personnes âgées
  • Mieux gérer pour garantir l’avenir de l’assurance maladie
    Ramener l’assurance maladie à l’équilibre d’ici à 2022 en faisant 20 Md€ d’économies en 5 ans, en luttant contre toutes les sources de « non-qualité » du système de santé
    Renforcer la lutte contre les fraudes et abus en tout genre En faire une priorité politique, responsabiliser les caisses d’assurance maladie et augmenter fortement les sanctions.
    Supprimer l’aide médicale d’Etat (AME) pour mettre fin à la pression de l’immigration irrégulière sur notre système de santé et redonner confiance à nos concitoyens dans son équité.
    Créer un label « Hôpital France » pour valoriser et mieux exporter l’ensemble des savoir-faire hospitaliers français
    Renouer avec l’excellence de la recherche ; faciliter la création de partenariats publics-privés pour donner naissance à des entreprises innovantes dans le secteur de la santé. Encourager fortement la recherche médicale par le renouvellement des plans « autisme », « maladies rares », « cancers » et « maladies neurodégénératives
    Favoriser une mise à disposition rapide et le remboursement des médicaments innovants pour les malades

Benoit Hamon

  • Lutter contre les déserts médicaux en retirant le conventionnement aux médecins qui s’installent en zone surdotée
  • Encourager le développement de maisons de santé pluridisciplinaires rassemblant des médecins libéraux, appuyés pour les tâches administratives par un gestionnaire des fonctions support
  • Créer le droit à une aide médicale pour mourir dans la dignité pour toutes les personnes atteintes d’une maladie incurable qui le demandent, au moment où elles le demandent
  • Rouvrir des centres d’accueil du Planning Familial dans toute la France pour donner à chaque femme le droit effectif de s’informer et de disposer de son corps
  • Porter un droit à la santé universel, indépendamment du statut professionnel ou personnel de chacun(e)
  • Modifier la répartition de l’aide à l’accès aux complémentaires santé : les 8 milliards d’euros d’aides publiques actuelles (ANI et avantages Madelin) doivent aussi toucher les fonctionnaires, les retraité(e)s, les étudiant(e)s et les chômeurs(euses) de longue durée
  • Proposer le remboursement par la Sécurité Sociale des activités sportives prescrites par un médecin pour les patients atteints d’une affection de longue durée
  • Légaliser le cannabis et encadrer sa distribution
  • Utiliser les 568 millions d’euros annuels utilisés pour la répression à des fins de prévention et d’information sur les risques associés à cette consommation
  • Mettre l’accent sur la prévention pour réduire la consommation d’alcool par un contrôle renforcé du respect de la réglementation dans les grandes surfaces pour les mineurs, mais aussi en facilitant la procédure pour les contrôles d’alcoolémie au volant
  • Réduction de la consommation de tabac

Marine Le Pen

  • Garantir la Sécurité sociale pour tous les Français ainsi que le remboursement de l’ensemble des risques pris en charge par l’Assurance maladie. Pérenniser son financement en simplifiant l’administration du système, en luttant contre la gabegie financière et en investissant dans les nouveaux outils numériques pour permettre des économies durables
  • Relever le numerus clausus d’accès aux études de santé pour éviter le recours massif aux médecins étrangers et permettre le remplacement des nombreux départs à la retraite prévus. Favoriser la coopération entre professionnels de santé, en reconnaissant les compétences spécifiques de chacun
  • Lutter contre les déserts médicaux en instaurant un stage d’internat dans les zones concernées, en permettant aux médecins retraités d’y exercer avec des déductions de charges et en y développant les maisons de santé
  • Maintenir au maximum les hôpitaux de proximité et augmenter les effectifs de la fonction publique hospitalière
  • Créer un cinquième risque de Sécurité sociale consacré à la dépendance afin de permettre à chaque Français de se soigner et de vivre dans la dignité
  • Soutenir les startups françaises pour moderniser le système de santé
  • Réaliser des économies en supprimant l’Aide Médicale d’État réservée aux clandestins, en luttant contre la fraude (création d’une carte Vitale biométrique fusionnée avec le titre d’identité), en baissant le prix des médicaments coûteux (via l’augmentation de la proportion de génériques), en développant la vente à l’unité des médicaments remboursables (en imposant aux laboratoires l’adaptation de leurs chaînes de production)
  • Protéger la complémentarité du double système de santé public et libéral. Protéger le maillage territorial des acteurs indépendants de la santé (pharmacies, laboratoires d’analyses…)
  • Réorganiser et clarifier le rôle et les obligations des agences de sécurité sanitaire et alimentaire et assurer leur indépendance
  • Maintenir l’interdiction de la GPA et réserver la PMA comme réponse médicale aux problèmes de stérilité. Créer une union civile (PACS amélioré) qui viendra remplacer les dispositions de la loi Taubira, sans effet rétroactif

Emmanuel Macron

  • Financer des actions de prévention au titre des missions d’intérêt général dans les établissements de santé et des objectifs de performance pour tous les professionnels de santé libéraux
  • Création d’un service sanitaire de 3 mois pour tous les étudiants en santé : 40 000 d’entre eux interviendront dans les écoles, les entreprises, pour des actions de prévention
  • Soutenir la recherche en santé environnementale et limiterons les risques d’exposition aux substances à risque
  • Faire évoluer la rémunération des médecins en ville afin de mieux valoriser les actions de prévention
  • Travailler sur la pertinence des soins, et s’engager à ce qu’aucun soin utile ne soit déremboursé pendant les 5 ans qui viennent
  • Objectif d’une prise en charge à 100% pour les lunettes, des prothèses dentaires et de l’audition sans augmenter le prix des mutuelles. Pour cela, favoriser la concurrence, en instaurant notamment 3 contrats types que devront proposer assureurs et mutuelles pour garantir la transparence et faciliter les comparaisons
  • Rétablir le remboursement à 100% du traitement des formes sévères d’hypertension artérielle (HTA)
  • Faire évoluer le dispositif du Tiers Payant pour allant vers 1 tiers payant généralisable
  • Renforcer le droit à l’oubli pour les personnes ayant été malades
  • Lutter contre les déserts médicaux qui touchent de nombreuses zones rurales, périurbaines, des villes et des hôpitaux
  • Former davantage de praticiens et adapter les capacités de formation aux besoins de santé des territoires.(revoir le numerus clausus)
  • Favoriser l’installation des professionnelles dans les territoires sous dotés, en doublant le nombre de maisons pluridisciplinaires de santé
  • Déverrouiller l’accès à la télémédecine, levier de lutte contre les inégalités sociales et territoriales de santé
  • Renforcer l’attractivité des métiers de santé de soins primaires et donner davantage d’autonomie aux hôpitaux en diversifiant les modes de rémunération des professionnels et les modes de financement des hôpitaux, dans un cadre sécurisé nationalement
  • Renforcer l’attractivité des métiers de santé de soins primaires et donner davantage d’autonomie aux hôpitaux en diversifiant les modes de rémunération des professionnels et les modes de financement des hôpitaux, dans un cadre sécurisé nationalement
  • Évaluer la qualité et la pertinence des soins, rendre les informations totalement transparentes pour les usagers, améliorer la formation des professionnels et la diffusion des bonnes pratiques
  • Généraliser la vente de médicaments à l’unité
  • Accélérer le déploiement des groupements hospitaliers de territoire
  • Diversifier les modes de financement des établissements de santé, en réduisant la place de la tarification à l’activité (T2A) pour favoriser des financements liés à des objectifs précis et des missions de santé publique, aux parcours ou aux épisodes de soins, incluant le secteur médico-social
  • Soutenir les initiatives et les expérimentations des professionnels de santé, médicaux, paramédicaux, hospitaliers et libéraux, afin de renforcer la coordination des soins et de mieux accompagner les malades dans leur parcours
  • Adapter les formations de santé pour répondre aux nouveaux défis et aux attentes des professionnels, comme par exemple l’accès au doctorat à plus de paramédicaux pour développer la recherche et harmoniser les pratiques soignantes
  • Pour soutenir nos entreprises innovantes en santé, les inciter à produire en France et diffuser plus rapidement l’innovation, nous assurerons des autorisations plus rapides de mise sur le marché
  • Ouvrir avec les industriels un dialogue sincère et exigeant pour payer les médicaments à leur juste prix, soutenir l’innovation et la production en France, renforcer la visibilité pour chacun, dans la durée
  • Gérer nos dépenses et notre stratégie de santé sur un horizon de plusieurs années pour donner de la visibilité et de la stabilité aux acteurs de santé
  • Parce qu’on ne peut pas se contenter de limiter les coûts à court terme et qu’il faut changer de logique pour faire des économies durables, nous investirons pour faire des réformes de fond
  • Nous consacrerons 5 milliards d’euros à un plan d’investissement en soins primaires, dans l’innovation en santé, dans le déploiement de la télémédecine et dans l’hôpital de demain

Jean-Luc Mélenchon

  • Instaurer une politique de santé publique et de prévention
  • Prise en charge à 100% des soins de santé en supprimant les labyrinthes bureaucratiques des aides comme la CMUC (Couverture maladie universelle et complémentaire) ou l’aide à l’achat d’une complémentaire santé > Faire de la protection maladie un droit universel
  • Réévaluation complète de l’ensemble des substances chimiques utilisées sur le territoire français. Nous refuserons les OGM et banniront les pesticides nuisibles en commençant par une interdiction immédiate des plus dangereux (glyphosate, néonicotinoïdes, etc.)
  • Faire de la prévention et de l’éducation à la santé dès le plus jeune âge, en renforçant la médecine scolaire et la Protection maternelle et infantile
  • Intensifier la lutte contre la consommation de tabac et d’alcool
  • Imposer un plan de lutte et de prévention contre les maladies sexuellement transmissibles et promouvoir des politiques de santé sexuelle et reproductive émancipatrices des personnes
  • Éradiquer les maladies chroniques liées à l’alimentation : lutte drastique contre l’obésité, contre la malbouffe et les abus de sel, sucre et graisses par l’industrie agro-alimentaire… Faire respecter la signalétique en cinq couleurs et introduire des seuils maximums de sel, de graisses et sucres plus restrictifs dans le secteur de la restauration collective, notamment scolaire
  • Légaliser et encadrer la consommation, la production et la vente de cannabis dans des conditions permettant de lutter contre l’addiction par le contrôle de la qualité des produits et des quantités écoulées
  • Affecter les recettes des taxes sur le cannabis à des programmes de lutte contre les addictions et à une politique de prévention et d’aide à la désintoxication
  • Abolir le logement insalubre et lutter contre le mal-logement et leurs conséquences sanitaires
  • Mener un plan national de lutte contre la résistance microbienne en faisant le bilan de l’élevage productiviste, comme le recommande l’Organisation mondiale de la santé
  • En finir avec la logique perverse de « l’hôpital-entreprise » pour restaurer le service public hospitalier, auquel doivent être donnés les moyens humains et financiers de fonctionner dans des conditions de travail respectueuses des soignants
  • Réorganiser le secteur médico-social et le secteur psychiatrique
  • Construire 2000 centres de santé locaux et pluri-professionnels afin d’encourager l’exercice des soins primaires en équipes entretenant des liens étroits avec les hôpitaux publics. Les professionnels y seront salariés et ces centres pourront être organisés sous la forme juridique de sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC) ou d’établissements publics. La prévention la prise en charge des malades chroniques y seront des priorités. Ces centres seront aussi des lieux de formation privilégiés pour les étudiants se destinant à l’exercice des soins primaires
  • Reconstruire le service public hospitalier, revenir sur la tarification à l’acte et les suppressions de lits et de personnels, et engager un plan pluriannuel de recrutement de médecins, infirmiers, aides-soignants et personnels administratifs : recruter 62 500 soignants et médecins afin que les personnels ne soient plus la variable d’ajustement budgétaire
  • Abolir les dépassements d’honoraires, renforcer le paiement au forfait, créer des centres de santé pratiquant le tiers payant
  • Combler les déserts médicaux et créer un corps de médecins généralistes fonctionnaires rémunérés pendant leurs études, afin de pallier l’insuffisance de médecins dans certaines zones
  • Lors de la fin de vie, la dignité des patients devra être respectée. Le droit à décider de sa propre fin, y compris avec assistance sera reconnu liberté fondamentale et inscrit dans la Constitution
  • Création d’un pôle public du médicament chargé des activités de recherche et de production de médicaments jugés essentiels. Il garantira l’indépendance de la recherche et de l’expertise dans le domaine du médicament tandis que la fabrication de médicaments par une entité publique permettra d’inverser le rapport de force entre la puissance publique et l’industrie pharmaceutique
  • Création d’un dispositif de formation continue de qualité sur les produits de santé
  • Interdire la publicité sur le médicament ainsi que l’accès libre des visiteurs médicaux dans l’hôpital public
  • La réorganisation des entités chargées de la régulation de la chaîne du médicament (ANSM et HAS1 ) et de la fixation de leur prix (CEPS2), qui manquent de moyens et sont marquées par de multiples conflits d’intérêts
  • Instaurer le «100% Sécu » en remboursant à 100% les soins de santé prescrits,dont les soins et appareils dentaires, optiques et auditifs et faire baisser les tarifs des lunettes et appareils auditifs

Programme santé au travail

Benoit Hamon

  • Reconnaître le droit à la déconnexion effectif et pour tous.tes pour améliorer le bien-être au travail
  • Reconnaître le syndrome d’épuisement professionnel, dit « burn out », comme une maladie professionnelle

Jean-Luc Mélenchon

  • Engager un plan de santé au travail, implanter un réseau sans faille de médecine du travail
  • Intégrer la médecine du travail au service public de santé et garantir ses moyens
  • Restaurer la visite médicale obligatoire à l’embauche auprès d’un médecin et périodiquement en cours de contrat de travail
  • Ouvrir l’accès de la médecine du travail aux chômeurs et instaurer une visite obligatoire pour les chômeurs au-delà de six mois
  • Reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle, lutter contre l’idéologie managériale et ses effets psychologiques et sanitaires et imposer l’enseignement des sciences sociales et des risques psychosociaux dans les cursus de gestion / commerce / ressources humaines
  • Faire du nombre d’accidents du travail un critère de sélection dans l’accès aux marchés publics

Programme handicap

François Fillon

  • Reconnaître aux parents d’une personne handicapée un droit à la formation au moment de la découverte du handicap. Ce droit pourra être intégré dans le Droit à la formation et dans les congés formation
  • Favoriser l’accueil des élèves en situation de handicap dans les écoles ordinaires. La formation des auxiliaires de vie scolaire sera renforcée
  • Soutenir les aidants familiaux en leur donnant un véritable statut légal et fiscal et en leur proposant une offre d’accompagnement. Le « droit au répit » des aidants familiaux doit être mis en oeuvre. Cela passe par une augmentation du nombre des établissements ou des services leur permettant de confier pour quelque temps, la personne handicapée dont elles ont la charge
  • Développer l’intervention à domicile d’une personne tierce pour quelques jours ou quelques heures
  • Améliorer le fonctionnement des MDPH Le plan personnalisé de compensation établi à partir du projet de vie proposé par la personne handicapée, doit devenir un véritable « parcours de vie »
  • Assurer la mise en oeuvre de l’accessibilité en privilégiant l’accès au transport en commun pour tous. Tout espace public doit être accessible à une personne handicapée
  • ssouplir le contingentement de l’aide au poste dans les entreprises adaptées pour les travailleurs handicapés dans le cadre des conventions triennales entre l’Etat et ces entreprises
  • Favoriser la formation en alternance des personnes handicapées
  • Développer la prévention contre le suicide et les troubles mentaux pouvant générer un handicap
  • Imposer les recommandations de la HAS aux Centres médico-psychologiques (CMP) et aux Centres de Ressources Autisme (CRA) pour la prise en charge de l’autisme
  • Adapter la tarification à l’activité des établissements de santé afin de tenir compte de la surcharge de travail, et introduire des tarifs spécifiques pour le handicap

Benoit Hamon

  • Garantir aux accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH, ex-auxiliaires de vie scolaire) une formation de qualité et un effectif suffisant afin qu’ils puissent offrir une prestation de qualité à toutes et tous les élèves concerné.e.s et pour favoriser leur réussite et leur bien-être en milieu scolaire ordinaire

Marine Le Pen

  • Revaloriser l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH), donner plus de moyens aux Maisons Départementales des Personnes Handicapés (MDPH) et développer une prise en charge digne de l’autisme et des troubles du spectre autistique. La puissance publique se doit d’apporter une aide accrue aux personnes en situation de handicap, ainsi qu’à leur famille
  • Faciliter l’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap, renforcer la lutte contre toutes les discriminations liées aux handicaps et à la santé et étendre le droit à l’oubli aux majeurs en rémission d’affection de longue durée, avec un délai maximal de 5 ans. Imposer un standard d’accessibilité pour les malvoyants et les malentendants

Emmanuel Macron

  • Donner la priorité à l’accessibilité des transports publics et de la voirie et accompagner les collectivités locales pour qu’elles fournissent une solution d’accessibilité à leurs habitants
  • Investir pour faciliter l’accessibilité numérique. Créer une plateforme numérique collaborative pour généraliser des bonnes pratiques locales
  • Instaurer une sensibilisation systématique au handicap dans les écoles et collèges
  • Encourager la tenue d’actions collectives autour du handicap dans les administrations, les grandes entreprises publiques et les collectivités
  • Favoriser des binômes entre personnes valides et handicapées dans les différents lieux de vie fondés sur l’échange et la contribution effective de chacun
  • Identifier un référent facilement accessible pour chaque personne, qui permettra de renforcer l’accompagnement aux démarches
  • Améliorer la protection juridique des majeurs sous tutelle afin de répondre aux recommandations récentes du Défenseur des droits. Développer les moyens des services des tutelles afin de permettre un encadrement individualisé de qualité de ces personnes
  • Les bailleurs sociaux devront identifier les logements adaptés pour les personnes handicapées personnes vieillissantes de leur parc et rendre cette liste transparente ils devront proposer des solutions de relogement aux personnes handicapées et vieillissantes dont le logement social n’est plus adapté, ou y faire des travaux
  • Continuer à encourager la scolarisation en milieu ordinaire Donner accès à un(e) auxiliaire de vie scolaire à tous les enfants en situation de handicap
  • Permettre le don de RTT entre collègues pour les personnes aidantes dans les entreprises
  • Prendre en compte la situation des personnes aidantes dans le calcul de l’âge de départ à la retraite
  • Permettre aux aidants de mieux se former ou d’être accompagnés, au moment de l’annonce du handicap d’un proche et de manière régulière

Jean-Luc Mélenchon

  • Atteindre enfin l’objectif zéro obstacle : tolérance zéro contre les entraves, les préfets pourront se substituer aux maires pour imposer les travaux et fermer les bâtiments privés ne respectant pas la loi, et imposer un plan de mise en accessibilité des transports (trains intercités notamment)
  • Titulariser les personnels d’accompagnement des élèves en situation de handicap et recruter pour renforcer les capacités d’accueil et d’accompagnement
  • Augmenter l’allocation aux adultes handicapés (808 euros de base aujourd’hui) au niveau du smic pour les personnes en situation de handicap dans l’incapacité totale de travailler
  • Assurer la pérennité des moyens pour le financement de l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap et garantir leur usage exclusif pour ces missions

Programme dépendance

François Fillon

  • Encourager la généralisation d’une couverture assurantielle dépendance privée sur une base volontaire par des contrats labellisés avec des incitations fiscales. Ces dispositifs fiscaux permettront aux particuliers de déduire de leurs impôts une part de leur cotisation à une assurance dépendance
  • Harmoniser les processus d’instruction, de décision et de contrôle de l’APA :Allocation Personnalisée d’Autonomie
  • Lancer une grande campagne nationale pour financer la recherche sur la maladie d’Alzheimer
  • Encourager la prévention contre toute forme de dépendance. La corrélation entre la poursuite d’une activité professionnelle, des relations sociales et le vieillissement est démontrée : + on se maintient en activité professionnelle, + on améliore ses fonctions cognitives, + on diminue les risques de contracter la maladie d’Alzheimer
  • Le passage à la retraite à 65 ans permettra de garantir le maintien du pouvoir d’achat des retraites
  • Rendre plus facile le départ en retraite en permettant aux nouveaux retraités de jouer un rôle de conseil auprès des jeunes créateurs d’entreprise et des chefs d’entreprise
  • Faire de l’aide aux personnes âgées une priorité de l’engagement de service civique qui pourrait alors être étendu aux + de 25 ans et définir une forme spécifique et souple du volontariat associatif

Marine Le Pen

  • Revaloriser le minimum vieillesse (ASPA) partout en France, y compris Outre-mer, et le conditionner à la nationalité française ou à vingt ans de résidence en France, ce qui permettra également d’augmenter les très petites retraites
  • Instaurer une Prime de Pouvoir d’Achat (PPA) à destination des bas revenus et des petites retraites (pour les revenus jusqu’à 1 500 euros par mois), financée par une Contribution Sociale sur les Importations de 3 %

Emmanuel Macron

  • Créer un service sanitaire de 3 mois pour tous les étudiants en santé : dans ce cadre, 40 000 d’entre eux interviendront pour des actions de prévention, et notamment pour des actions de prévention de la dépendance
  • Développer et soutenir les soins à domicile (ménagers, infirmiers)
  • Faciliter le retour à domicile des personnes en situation de perte d’autonomie via différents dispositifs
  • Soutenir et développer les solutions d’hospitalisation à domicile et de maintien à domicile
  • Relancer le recensement des logements accessibles et/ou adaptés, réalisé à l’initiative des communes
  • Encourager les réseaux d’aide à la personne et accélérer le décloisonnement entre la ville et l’hôpital d’une part, et les secteurs sanitaire et social d’autre part
  • Permettre le don de RTT entre collègues pour les aidants dans les entreprises
  • Favoriser la création d’hébergements temporaires pour « aider les aidants » et nous encouragerons le « baluchonnage », c’est à dire l’intervention d’une tierce personne au sein du domicile des personnes âgées

Jean-Luc Mélenchon

  • Réduire le reste à charge de 500 euros par mois pour les personnes en établissement et augmenter de 50 % le montant de l’APA (aujourd’hui de 700 euros) pour les personnes restant à domicile, pour faire face en urgence aux frais engagés par les personnes concernées
  • Construire une prise en charge solidaire de la dépendance, financée par une mise à contribution des revenus immobiliers et des successions sur les gros patrimoines
  • Développer un réseau public de maisons de retraite avec des tarifs harmonisés et accessibles, créer 10 000 places par an en EHPAD publics pendant cinq ans
  • Former, qualifier et recruter en nombre suffisant le personnel nécessaire, soit au moins 100 000 personnes
  • Refondre les grillles de rémunération et de qualifications pour valoriser les métiers de la prise en charge de la perte d’autonomie