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Par Stéphanie Grosieux

Pourquoi, quelles sont les causes ? Quels sont les effets néfastes ?
Quelles solutions pour réduire sa consommation et résoudre cette dépendance ?

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Selon l’OMS, la consommation quotidienne de sucres simples (glucose, saccharose et fructose) ne devrait pas excéder 25 grammes par personne, ce qui représente environ 9 kgs par an. Hors, elle serait dans nos sociétés modernes, d’environ 35 kgs par an (aux Etats-Unis ce serait le double) !

Cette consommation excessive de sucre n’est pas sans conséquence sur notre santé, mais également sur notre bien-être psycho-émotionnel.

Toutefois, il n’est pas toujours aisé d’éliminer le sucre de notre alimentation, ou même d’en diminuer la quantité, celui-ci provoquant une réelle addiction.

Pourquoi ? Quels sont ses effets néfastes ? Et comment résoudre cette dépendance ?

Sucre et addiction

Pourquoi le sucre provoque-t-il une dépendance ?

Les causes sont nombreuses et variées :

  • La plus importante d’entre elles est tout simplement que le sucre emprunte les mêmes circuits du cerveau que les drogues, telles que le tabac, l’alcool ou les drogues dures, et stimule la zone de récompense. Sucre = plaisir!
  • Par conséquent, si nous sommes en manque de plaisir dans notre vie, que ce soit dans nos relations, nos activités, nos passions, l’addiction au sucre peut se réveiller et s’accroître.
  • Mais nous avons également été habitués dès notre naissance au goût sucré du lait maternel, associé de surcroît à la chaleur, au réconfort, à l’affection et la sécurité de notre mère. Sucre = sécurité, amour !
  • De plus, si les parents prennent l’habitude de consoler leurs enfants lors de crises de larmes et autres chagrins, par des douceurs telles que sucreries, chocolats et pâtisseries, l’enfant et donc futur adulte associe : sucre = réconfort, soulagement!
  • L’addiction peut ensuite trouver sa cause dans une mauvaise gestion des émotions et du stress.
  • Si vos envies et compulsions sucrées apparaissent plutôt en fin de journée vers 17h, et en soirée, accompagnées d’anxiété, il est possible que votre production de sérotonine soit altérée. La sérotonine est notre antidépresseur naturel. C’est un neurotransmetteur produit à 95% par nos intestins.
  • L’une des autres causes de votre dépendance pourrait être un déséquilibre de votre flore intestinale, et particulièrement d’une bactérie appelée candida albicans, créant alors une candidose. Celle-ci se surdéveloppe par une consommation trop importante de glucides. Et pour pouvoir continuer à croître, le candida albicans a besoin et réclame du sucre… C’est le cercle vicieux ! De plus, un dérèglement de votre flore altère votre santé intestinale, et par conséquent, votre production de sérotonine…
  • La consommation d’aliments industriels, transformés, et donc bien souvent à index glycémique élevé, peuvent également mener à une dépendance au sucre. Les index glycémiques élevés provoquent une hyperglycémie suivie d’une hypoglycémie, celle-ci demandant alors de consommer des glucides.
  • Hors, nous sommes constamment sollicités dans nos sociétés occidentales par les plaisirs de ces différents produits. Nos sens sont stimulés à chaque coin de rue. La société de consommation nous pousse dans cette voie malsaine.
  • L’hypoglycémie qui donne envie de consommer toujours plus de sucre, est également provoquée par le café, l’alcool, et les faux sucres (aspartame, glutamate).

Le sucre et sa surconsommation : quels sont les effets ?

  • L’effet le plus visible est une prise de poids, les glucides non utilisés par le métabolisme étant stockés sous forme de graisses.
  • Une acidification de l’organisme, suivie d’une déminéralisation, menant à des caries, des problèmes de peau, perte de cheveux, perte de densité osseuse, musculaire etc… L’acidification crée également des toxines de type cristaux, ceux-ci surchargeant entre autre les reins, qui peuvent ensuite générer des calculs.
  • Un déséquilibre de la flore intestinale comme mentionné plus haut, menant à la candidose, laquelle crée entre autres des problèmes digestifs, une malabsorption des nutriments, des mycoses, des troubles émotionnels, une baisse de l’immunité, une porosité intestinale, pouvant ensuite amener à des maladies plus importantes telles que des maladies auto-immunes.
  • Des hypoglycémies à répétition, une fatigue du pancréas, puis une résistance à l’insuline, et à terme une possibilité de développer un diabète de type 2.
  • Ces hypoglycémies provoquent également de la nervosité. En effet, lors de celle-ci, le taux de sucre dans le sang étant bas, les surrénales vont produire des hormones (adrénaline, épinéphrine et norépinéphrine), lesquelles vont ensuite exciter le cerveau et provoquer une hyperactivité. Le principal carburant du cerveau est le glucose, celui-ci venant à manquer lors d’une hypoglycémie, le cerveau va alors produire du glutamate, un neurotransmetteur excitateur. Nous ressentons par conséquent une grande nervosité.
  • De l’acné, et oui ! Car lors d’une hypoglycémie, outre les hormones citées précédemment, les surrénales vont produire des androgènes ou hormones mâles (qui ont ici le but de signaler au foie qu’il doit sécréter du glucose). Les androgènes sont responsables de la production de sébum. Combiné à d’autres facteurs, cette surproduction de sébum peut créer par la suite de l’acné.

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Le sucre, comment se libérer de cette addiction, quelles solutions pour réduire sa consommation ?

  • Listez tout d’abord les bénéfices personnels que vous pouvez trouver dans le fait de vous libérer de cette dépendance. Ils seront différents selon vos problématiques : retrouver la liberté, une meilleure santé, plus d’énergie, de vitalité et donc de motivation, une plus jolie peau, un poids de forme, un bien-être émotionnel etc… Et trouvez ensuite les conséquences dans votre vie de ces bénéfices. Par exemple, si vous retrouvez plus d’énergie, vous aurez plus de facilité pour concrétiser les projets qui vous tiennent à cœur.
  • Apprenez à gérer le stress et vos émotions. Un accompagnement en sophrologie peut vous y aider.
  • Apprenez également à gérer les frustrations, et pourquoi pas remplacer la compulsion sucrée par quelque chose de bénéfique pour votre bien-être : faites une activité qui vous apporte du plaisir.
  • Et justement, si votre addiction est particulièrement due à une recherche de plaisir, retrouvez vos passions et plaisirs qui vous permettent de vous épanouir.
  • Une alimentation naturelle, riche en légumes et fruits frais, céréales complètes, acides gras polyinsaturés, protéines végétales, vous permettra de ne pas être carencée, mais aussi de maintenir une bonne santé intestinale.
  • Veillez donc également à l’équilibre de votre flore intestinale. Consommez suffisamment de fibres, et des aliments non transformés.
  • Remplacez les sucres rapides, tels que le sucre blanc, le sucre de canne, mais également les édulcorants, par des sucres naturels. Le sucre de coco a un index glycémique bas, le sucre de bouleau, les FOS, sont bénéfiques pour la flore intestinale. La mélasse, le sirop d’érable, sont riches en minéraux.
  • Consommez des aliments à index glycémique bas, voire moyen, et limitez, ou mieux supprimez les index glycémiques élevés. En d’autres termes et pour simplifier, privilégiez au maximum les aliments naturels, non transformés. La cannelle et le citron ont une action positive sur le taux de glycémie.
  • Enfin, certaines plantent peuvent vous aider : le kudzu (agit sur toutes les addictions, notamment le sucre), la gymnema sylvestris (diminue le goût sucré des aliments, et agit sur l’absorption du sucre et la sécrétion d’insuline) ; différentes fleurs de Bach selon vos difficultés émotionnelles ; l’huile essentielle de cannelle.

Et si on tentait, dès demain, l’expérience de réduire le sucre dans sa vie de tous les jours ?

Constatez par vous-mêmes les résultats impressionnants dans cette vidéo…

N’hésitez pas à demander l’aide de votre médecin, pharmacien ou naturopathe, si vous ressentez le besoin d’être accompagné.

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Stéphanie Grosieux est l’auteur de cet article

Stéphanie Grosieux