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Par Marion Mourrin

Quelle en est l’origine ?
Quels sont les bienfaits et les limites ?

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La cuisine crue ou alimentation crue, la crusine !

La cuisine crue : à l’origine, les Esséniens

La cuisine crue, ou crusine ou bien encore l’alimentation vivante, tient ses origines chez les Esséniens, dont on connaît l’existence par les fameux manuscrits de la mer morte. Les Esséniens donnaient de l’importance à s’alimenter avec des produits frais, locaux, dans le but de leur donner un maximum d’énergie pour rayonner de vitalité. Ils étaient végétariens – mais pas végétaliens – et utilisaient des aliments bruts ou peu transformés.

Ils se nourrissaient principalement de fruits et légumes frais et mûrs, de jeunes pousses, de graines germées (ou encore cet article) de produits de la ruche, de céréales, de noix et autres oléagineux, d’œufs. Ils prenaient un peu de lait cru ou fermenté comme le fromage ou les yaourts. Ils consommaient souvent des olives, des amandes, des pistaches, des grenades, des figues, des raisins, des dattes, des pommes, des abricots et de graines de caroube.

Les bienfaits d’une alimentation crue

Aujourd’hui, le crudivorisme fait des émules. Il est effectivement intéressant et nécessaire d’avoir des apports nutritifs de bonne qualité. Ce qui est le cas en mangeant une alimentation crue puisque toutes les enzymes, les vitamines et les minéraux restent intacts.

Car la cuisson détruit également de nombreux nutriments, et ce dès 42 degrés :

  • à 42 degrés, les enzymes sont détruits
  • à 60 degrés, les vitamines hydrosolubles et les hormones sont elles aussi détruites
  • à 80 degrés, les minéraux deviennent inorganiques, c’est à dire qu’ils sont beaucoup moins assimilables
  • enfin à partir de 100 degrés, les vitamines liposolubles (A, D, E, K) sont détruites, et les protéines, lipides et glucides sont déstructurés avec la formation de goudron.

En ayant une alimentation exclusivement cuite, on se prive de nombreux nutriments et on affaiblit peu à peu le corps.

La cuisine crue vient ensemencer la flore intestinale de toute une batterie de bonnes bactéries qui permettent de bien digérer et qui ont un rôle important sur l’immunité.

L’équilibre acido-basique est favorisé. Les fruits et les légumes, dans leur ensemble, sont de nature alcaline car ils contiennent de nombreux minéraux basiques tels que le calcium et le magnésium. Or, notre alimentation a souvent tendance à être acidifiante. Dans notre corps, l’acidité peut se répercuter à différents niveaux. Elle entraîne fatigue, nervosité, dépression, retours gastriques-œsophagiens, sécheresse et irritations cutanées, mycoses. Elle dévitalise les ongles et les cheveux, et abîme les muscles et les articulations.

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Les limites du crudivorisme

Pendant certaines périodes de l’année où la température extérieure est douce, voire chaude, et pour les personnes dont la vitalité est suffisante, le crudivorisme peut être excellent.
Si l’on prolonge l’expérience, cela peut néanmoins amener, à terme, un refroidissement de l’organisme, avec des carences et une dévitalisation.

Prévoir exclusivement une cuisine crue demande une bonne vitalité, ce qui n’est pas le cas pour la majorité d’entre nous.

Dans tous les cas, le plus important est de savoir écouter son corps et ses besoins, trouver la voie qui amène vers la meilleure santé.

Des cures occasionnelles d’alimentation crue sur quelques jours chez un sujet sain peuvent être très bénéfiques. Un bon état des intestins est recommandé pour ne pas risquer une inflammation chez les personnes qui ont une sensibilité au niveau du colon.

Au quotidien, il est important d’avoir des sources d’aliments crus avec des fruits, des légumes crus, des oléagineux. Il est aussi nécessaire de bien savoir les associer avec les autres aliments pour optimiser la digestion.

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Marion Mourrin

Naturopathe Paris Marion Mourrin