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Par Stéphanie Grosieux

Le bonheur dépend-il de l’extérieur, ou de notre intérieur ? Y a t’il un mouvement de l’interne vers l’externe, ou de l’externe vers l’interne ? Présentation, conséquences d’une dépendance extérieure, intégration du bonheur intérieur.

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La notion de bonheur, sa compréhension, sa quête, ont animé les hommes de tous temps. Sa recherche n’a jamais été aussi présente que dans notre société moderne, faisant face à de nombreuses difficultés et mettant à mal notre bien-être. Mais ce bonheur dépend-il réellement des conditions extérieures, ou peut-on avoir un quelconque impact sur celui-ci ? Est-il par conséquent un mouvement de l’extérieur vers l’intérieur, ou de l’intérieur vers l’extérieur ?

(Re)lisez notre précédent article : le sauna

Bonheur extérieur ou intérieur ?

Qu’est-ce que le bonheur ?

Peut-on réellement définir le bonheur ? Est-ce un état d’esprit ? Des sensations physiques ?
Des conditions extérieures, matérielles, environnementales ?

Depuis toujours, les hommes ont tenté de définir le bonheur, le comprendre, le maîtriser. Il en existe donc de nombreuses définitions. En voici quelques-unes.

« Bonheur : État de pleine satisfaction, de bien-être, être heureux. »

Les philosophes ont bien entendu largement exploré ce sujet : « Bonheur entier, inconditionnel et stable, entière satisfaction, qu’elle soit physique ou morale. ». Ou encore : « État constant de plénitude, contentement, enchantement, bien-être. »

En psychologie, le bonheur est une notion relative et subjective. Cependant, les psychologues s’accordent sur le fait que celui-ci est le fruit d’un travail sur soi.

Ainsi, nous pouvons d’ores et déjà déduire de ces quelques termes cherchant à définir le bonheur, que celui-ci serait un état, plutôt stable, sans conditions, dans lequel on se sentirait bien, entier.

Cet état dépendrait donc entièrement de nous, puisqu’il est sans conditions, et surtout, car il émerge d’un travail sur soi.
Nous avons donc le pouvoir sur notre propre bien-être, et par conséquent, son entière responsabilité !

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Que se passe-t-il lorsque notre bonheur dépend de l’extérieur ?

Il peut être très rassurant d’apprendre que notre bonheur est une affaire personnelle. Que nous sommes les seuls à avoir une réelle incidence sur celui-ci.

Cependant, bon nombre d’êtres humains n’ont pas conscience de ce fait. Ils attendent que les conditions extérieures soient réunies pour être enfin heureux. Être en couple, en bonne santé, dans une situation financière confortable, avoir une famille, être « parfait » physiquement, être reconnu, avoir la plus belle maison, la plus belle voiture, etc… En bref, ils attendent des autres, de leur environnement, des évènements extérieurs, de les rendre heureux.

Mais alors, que se passe-t-il lorsque nous n’avons pas conscience
que notre bonheur ne dépend que de nous ?

Nous perdons notre propre pouvoir et le donnons à d’autres ! Nous avons alors la désagréable sensation que nous sommes impuissants, que nous n’avons aucun contrôle, aucune possibilité d’action sur notre bien-être.

Laisser la responsabilité de notre propre bonheur entre les mains d’une tierce personne, que ce soit notre compagnon, patron, amis, enfants, ou autres, leur fait reposer une très lourde charge sur leurs épaules. Nous leur mettons une pression considérable. Nous essayons alors de les contrôler, ainsi que notre environnement, afin qu’ils soient conformes à nos désirs. Nous accusons les autres ou les évènements de nos propres malheurs. Tout cela génère, pour soi ainsi que pour nos proches, une perte d’énergie importante. Car hormis nos propres pensées et état d’esprit, rien ni personne n’est contrôlable ! Il est donc important de comprendre qu’en présence d’un état d’insatisfaction, nous devons changer intérieurement. Cet état d’être permet alors de voir évoluer l’extérieur de façon positive, ou tout au moins, en adéquation avec nos attentes personnelles.

De plus, le bonheur étant une affaire personnelle, ce qui rend heureux l’un ne rendra pas automatiquement l’autre heureux… Comme l’indique la psychologie, c’est une notion relative et subjective, donc entièrement propre à l’individu. Ainsi, si nous attendons de l’autre de nous « combler » (de nous permettre d’atteindre cet état de plénitude), nous risquons fortement d’être déçu…

Vous l’aurez compris,
il y a probablement autant de définitions du bonheur que d’êtres humains !

Mais alors, comment développer notre bonheur intérieur ?

Avant toute chose, gardons bien à l’esprit qu’il nous est propre. Tâchons donc de ne pas nous comparer aux autres.

Ainsi, l’exploration de votre propre bonheur intérieur revêt plusieurs aspects :

  • La (re)découverte de vos propres passions: qu’est-ce qui vous fait vibrer, vous apporte de l’énergie et surtout, du plaisir au quotidien ? Qu’est-ce qui vous donne envie de vous lever le matin, vous motive ?
  • L’accomplissement de vos talents personnels : quelles sont vos aptitudes propres, vos qualités, vos facilités ? Bien souvent, passions et talents sont reliés. Par exemple, je peux être passionné par les arts et avoir un talent prononcé pour le dessin. Ou bien encore être passionnée par le sport et avoir des aptitudes physiques en conséquence. La réunion de ma passion et de la mise en application de mes talents m’apporte beaucoup de plaisir. De plus, cette réunion s’opère de façon fluide, naturelle.
  • Le respect et l’application de vos propres valeurs: quelles sont les valeurs importantes à mes yeux, qui orientent et guident ma vie ? Quelles sont celles que ma famille, mon éducation, l’école, la société, m’ont transmise et que je souhaite garder ou non ? Quelques exemples : accomplissement, liberté, tolérance, optimisme, réussite, entraide, apprentissage, justice, amour, amitié, plaisir, engagement, acceptation, dévouement, etc…
  • Vivre le moment présent: c’est probablement la condition sine qua none pour accéder à votre bonheur intérieur, par la paix de l’esprit et du cœur. Le moment présent apaise le mental et les émotions. Il permet de voir la réalité objective, sans les croyances, les filtres, les projections, les blessures, les peurs. Il permet également d’apprécier pleinement tout ce qui vous entoure avec tous vos sens, et de ressentir par conséquent davantage de plaisir. De plus, il vous connecte à votre intuition, votre cœur, et donc à vos aspirations profondes.
  • Trouver un sens à votre vie : quels sont vos buts dans la vie ? Que souhaitez-vous accomplir ? Qu’est-ce qui vous guide au quotidien ? À quoi aspire votre cœur ? Le moment présent et la connexion à votre cœur vous aideront à répondre à ces questions.

Comme une évidence et du bon sens, la notion de bonheur est propre à chacun, et dépend uniquement de Soi.
Cet état de plénitude, de paix intérieure, est relié à la reconnaissance et l’accomplissement de ce que nous sommes profondément…

« Être heureux, c’est apprendre à choisir. Non seulement les plaisirs appropriés, mais aussi sa voie, son métier, sa manière de vivre et d’aimer. Choisir ses loisirs, ses amis, les valeurs sur lesquelles fonder sa vie. Bien vivre, c’est apprendre à ne pas répondre à toutes les sollicitations, à hiérarchiser ses priorités. L’exercice de la raison permet une mise en cohérence de notre vie en fonction des valeurs ou des buts que nous poursuivons. Nous choisissons de satisfaire tel plaisir ou de renoncer à tel autre parce que nous donnons un sens à notre vie – et ce, aux deux acceptations du terme : nous lui donnons à la fois une direction et une signification. » Sénèque

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Stéphanie Grosieux est l’auteur de cet article

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