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Par le Dr Paul DUPONT – Dermatologue, ancien Chef de Clinique d’endocrinologie et nutrition, ancien attaché des hôpitaux en dermatologie

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Le syndrome d’irritation bronchique

Avec la pollution urbaine croissance est  apparue une nouvelle pathologie : Le syndrome d’irritation bronchique.

C’est une maladie relativement récente, révélée de- puis à peine une vingtaine d’années. Elle entre dans le cadre des sensibilités chimiques dont souffrent de plus en plus de personnes du fait de la pollution. Il s’agit, comme son nom l’indique, d’une irritation des voies respiratoires par divers agents irritants et toxiques.

Le diagnostic est encore trop rarement porté car on accuse plus facilement les virus ou les bactéries d’en être la cause. Ce syndrome apparaît chaque fois qu’on inhale des agents irritants. La plupart d’entre eux sont les gaz d’échappement des véhicules, notamment les diesels ; mais d’autres polluants de l’environnement, comme les herbicides et les phytosanitaires, sont aussi en cause. Ce syndrome n’est donc pas l’apanage des grandes villes. Les irritants font aussi partie des émanations de notre habitation. Solvants, peintures, produits ménagers, pour n’en citer que quelques-uns. Enfin et cela est très méconnu, la plupart des parfums, étant d’origine pétrochimique, peuvent également créer des irritations des voies respiratoires.

Re.lisez notre précédent article : Alimentation et émotions

Le syndrome d’irritation bronchique est en général chronique. Il peut durer plusieurs mois, même après une simple et unique inhalation ponctuelle. Le polluant va en effet créer une inflammation des muqueuses, à la fois des voies aériennes supérieures (nez et rhinopharynx) et inférieures (depuis la trachée jusqu’aux alvéoles pulmonaires). La paroi muqueuse va alors, pour se dé- fendre, sécréter pendant plusieurs mois un mucus plus ou moins abondant ; et cela peut durer tant que la paroi des voies aériennes reste irritée, même par de faible quantité d’agents irritants. Certaines fois l’abondance de mucus peut même obstruer les bronches et provoquer sur le long terme leur dilatation qui sera alors irréversible. On parle de dilatation des bronches. Dans certains cas, le produit irritant peut induire des crises d’asthme, avec une gêne respiratoire et des sifflements lors de la respiration. Il ne s’agit pas dans ce cas d’un asthme allergique mais d’un spasme lié à l’irritation.

L’apparition du syndrome d’irritation bronchique est en général brutale ; elle fait suite immédiatement à l’inhalation du polluant, ou survient quelques heures après. Celui-ci n’est pas forcément perceptible olfactivement, sauf dans le cadre de fumées. Dans la plupart des cas, il y a une irritation de la gorge, du nez, avec ou sans toux, et comme une sensation de brûlure de tout l’arbre respiratoire.

À la gêne respiratoire peut s’associer une fièvre qui peut durer quelques jours. Des études menées sur ce sujet ont montré qu’il existe alors une hyper-réactivité des voies aériennes. Ce qui explique que les réactions puissent durer parfois plusieurs mois. Elles sont en effet entretenues à chaque exposition, même minime, aux polluants. Il suffit, par exemple, de se trouver dans l’habitacle d’une voiture pendant une heure pour entretenir ainsi le syndrome d’irritation bronchique. L’habitacle des voitures est en effet le lieu le plus pollué puisqu’il concentre les gaz d’échappement. A la fois celui des véhicules qui précèdent, mais aussi celui de son propre diesel, dont les émanations pénètrent l’intérieur de la voiture.

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Les études menées pour comprendre le phénomène au niveau des bronches sont assez inquiétantes puisqu’elles montrent un phénomène auto-entretenu par l’exacerbation des cellules immunitaires. Ces cellules entretiennent une inflammation qui se veut protectrice ; mais qui, en fin de compte, finit par entraîner un épaississement morbide des bronches, avec perte de l’activité des cils, qui normalement permettent au mucus d’être expectoré. Il y a alors stagnation et accumulation de débris cellulaires sécrétions qui conduisent à la bronchite chronique.

Les anti-inflammatoires et les corticoïdes, les antibiotiques, n’ont que peu d’effets sur le syndrome lui-même. Le plus important étend la prévention. Il est ainsi possible de proposer des alternatives complémentaires susceptibles d’améliorer l’inflammation, même si cela ne peut l’empêcher totalement.

Pour prévenir l’irritation bronchique

En prévention, on peut conseiller les vitamines E naturelles, notamment le gamma tocophérol qui est un antioxydant protecteur de la pollution. Il faut cependant en prendre une dose suffisante tous les jours pour se prémunir au moins de la pollution urbaine. On peut conseiller par exemple la prise de Oemine E : 3 capsules par jour.

On peut associer cela à un autre antioxydant qui est contenu dans l’huile de krill (variété NKO) : l’astaxanthine. L’intérêt de l’huile de krill réside dans trois actions principales : elle diminue l’inflammation, elle favorise la synthèse mucus protecteur, elle répare les membranes cellulaires grâce aux phospholipides que cette huile contient. L’action de l’huile de krill ne s’arrête pas là. En effet, elle contient des oméga-3 EPA et DHA qui contribuent au maintien d’une bonne santé cardiovasculaire et neurologique. L’association antioxydant et acides gras essentiels, permettant d’éviter l’irritation des artères et la dégradation des cellules nerveuses par la pollution.

Ainsi, il est possible de prendre lors des pics de pollution Oemine krill NKO : 1 à 2 capsules par jour, pour permettre la réparation des bronches.

Des plantes utiles pour lutter contre l’irritation bronchique

laboratoires-oemine-dou-sante-naturo-09-sante-naturelle-integrative--et-medecine-douce-naturopathieSi le syndrome d’irritation bronchique apparaît, on peut avoir recours à des plantes émollientes. Un émollient n’est pas à proprement parler un anti-inflammatoire ; il ne bloque pas les phénomènes inflammatoires, il adoucit, fluidifie, détend les parois et permet l’élimination de mucus trop visqueux. On peut ainsi prendre tous les matins et soirs 2 à 3 gélules de Oemine DOU : un complément à base de plantes émollientes, notamment la mauve et le bouillon blanc. Si l’inflammation est très importante, on peut associer cela ponctuellement à la prise de 50 gouttes matin et soir d’HARPAGOPHYTUM HATM et de GRINDELIA HATM pendant une dizaine de jours.

L’environnement urbain étant est en effet l’objet de multiples pollutions qui irritent les voies respiratoires, pour compenser ce désagrément, il est tout à fait possible de vous supplémenter avec un complément alimentaire, tel que peut l’être OEMINE DOU, un complément de plantes émollientes adoucissantes.

Des vitamines pour réparer les bronches

Enfin, parmi les vitamines naturelles réparatrices des bronches, on peut conseiller la prise de deux compléments à prendre en alternance dans les périodes concernées par les irritations : Oemine AD (2 capsules matin pour un apport de rétinol et de vitamine D d’huile de foie de flétan et morue, pendant une semaine sur deux ; alterné avec 2 capsules de Oemine A qui apporte à la fois des carotènes et des bio flavonoïdes de myrtille très concentrée).

Pour conclure sur ce sujet, il faut insister sur la nécessité de la prévention et sur l’information du grand public quant aux risques encourus lors des trajets en voiture : importance d’aérer le véhicule et de clore les entrées d’air lorsqu’on suit un véhicule polluant. Porter des masques anti-particulaires lorsque l’on fait du vélo ou que l’on se déplace en courant en ville. Éviter de sortir, quand c’est possible, lors des pics de pollution important.

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Le Dr Paul DUPONT
est l’auteur de cette chronique

Dermatologue,
ancien Chef de Clinique d’endocrinologie et nutrition,
ancien attaché des hôpitaux en dermatologie.